La cuisine regorge d'épices aux saveurs et bienfaits multiples, mais certaines d'entre elles pourraient compromettre l'efficacité de vos traitements médicamenteux. Des recherches récentes mettent en lumière les interactions possibles entre des épices courantes et certains médicaments. Zoom sur le curcuma, le gingembre et la cannelle.
Les épices à surveiller : curcuma, gingembre et cannelle
Trois épices, bien que bénéfiques dans le cadre d'une alimentation équilibrée, peuvent présenter des risques d'interaction médicamenteuse :
- Cannelle : Elle contient de la coumarine, un composé capable d'altérer l'activité des enzymes hépatiques responsables de la dégradation de nombreux médicaments. Une consommation trop élevée, notamment en suppléments, peut entraîner des effets indésirables ou diminuer l'efficacité des traitements.
- Curcuma : Reconnu pour ses propriétés antioxydantes et anti-inflammatoires, le curcuma peut également interférer avec le métabolisme des médicaments, imprégnant des effets secondaires ou limitant leur efficacité, principalement chez les personnes souffrant de maladies comme le cancer ou la dépression.
- Gingembre : Souvent utilisé pour soulager les nausées, le gingembre peut également perturber la coagulation sanguine, augmentant ainsi le risque d'hémorragies, surtout lorsque combiné à des anticoagulants ou à des anti-inflammatoires non stéroïdiens.
Informer pour mieux se protéger
Pour éviter des interactions inattendues, il est crucial d'informer votre médecin de toute consommation régulière de compléments à base d'épices. Bien que les doses culinaires soient généralement faibles, elles peuvent s'accumuler dans le cadre de certaines médecines alternatives.
Prendre des précautions
Il est essentiel de consommer ces épices avec modération, surtout si vous êtes sous traitement. Cela ne signifie pas qu'il faut s'en passer, mais plutôt adopter une approche consciente de leur utilisation dans votre quotidien. Assurez-vous de toujours consulter votre professionnel de santé.







