Et si réduire notre consommation de viande pouvait aider à préserver notre planète ? Bien que cela semble une idée abstraite, les conséquences de l'élevage intensif sur l'environnement sont bien réelles. Comment nourrir les 9 milliards d'habitants prévus en 2050 ? Et surtout, quelles alternatives s'offrent à nous pour remplacer la viande tout en respectant notre santé et l'environnement ?
La consommation de viande en déclin
En France, la consommation de viande est en baisse, passant de 94 kg par personne en 1998 à 86 kg aujourd'hui. Malgré la récente classification de la viande par l'OMS comme potentiellement cancérigène, de nombreuses personnes choisissent de modifier leur alimentation. Parmi elles, les flexitariens et les végétariens adoptent des régimes alimentaires variés, motivés par des raisons éthiques, économiques et écologiques.
Les défis de l'élevage et la demande croissante
À l'horizon 2050, l'augmentation du niveau de vie dans des pays comme la Chine et l'Inde entraînera une demande de viande significativement plus élevée, requérant une production doublée. De plus, l'élevage consomme déjà 30 % des terres arables et utilise 70 % des ressources en eau. Les cultures intensives, comme la monoculture de soja OGM, aggravent la déforestation et la pollution, particulièrement en Amérique du Sud.
Vers un monde sans viande
Le documentaire intitulé « Un monde sans viande », réalisé par Juliette Guérin, propose des pistes de réflexion sur cette problématique actuelle. Des scientifiques et industriels s'engagent à trouver des solutions pour transformer notre assiette tout en préservant la planète. Après la diffusion de ce documentaire, une discussion animée par Marina Carrère d'Encausse réunira des experts, dont le Dr Jérôme Bernard-Pellet, médecin nutritionniste spécialisé dans les régimes végétariens et végétaliens, et le Pr Jean-Michel Lecerf, chef du service nutrition de l'Institut Pasteur de Lille.







