Utiliser vos tickets-restaurants pour faire vos courses pourrait devenir un souvenir lointain. En effet, selon l'Union des Métiers et des Industries de l'Hôtellerie (UMIH) et le Syndicat National de l'Alimentation et de la Restauration Rapide (SNARR), la possibilité d'acheter des produits alimentaires en grande surface avec ces titres pourrait prendre fin d'ici fin 2025, suite à une demande croissante des restaurateurs.
La problématique des restaurateurs
Le mécontentement des restaurateurs repose sur le fait que l'usage des tickets-restaurants dans les grandes surfaces semble transformer ces derniers en « titres-caddies ». Depuis la mise en œuvre de la loi « pouvoir d'achat » en août 2022, il a été permis de régler en tickets-restaurants une variété de produits, y compris ceux nécessitant une préparation. En 2023, environ 800 millions d'euros ont été dépensés dans les supermarchés avec ces titres, et seulement 40 % ont été utilisés dans des restaurants. Cette situation soulève des inquiétudes sur l'avenir de la restauration.
Les conséquences pour les consommateurs
Si la loi actuelle n'est pas prolongée, à partir du 1er janvier 2025, l'achat de produits comme les légumes surgelés ou les féculents avec des tickets-restaurants pourrait ne plus être autorisé. Les consommateurs ne pourraient alors payer qu'un nombre restreint de produits : plats préparés, sandwichs, salades, produits laitiers, ainsi que fruits et légumes frais. Cette restriction susciterait de l'inquiétude parmi les usagers, qui ont pris l'habitude de maximiser l'utilisation de leurs titres-restaurants.
Une balance fragile entre pouvoir d'achat et soutien à la restauration
À l'horizon du changement potentiel, le secteur de la restauration exprime des craintes quant à sa survie, tandis que les consommateurs manifestent un besoin de protection de leur pouvoir d'achat. Franck Chaumes, président de l'UMIH, a déclaré : "Si nous ne sommes pas entendus, je demanderai que le titre-restaurant soit renommé titre-alimentation." Ce contexte illustre le défi à relever pour équilibrer les intérêts des restaurateurs et ceux des consommateurs en cette période de forte inflation.







