Bien que la cannelle soit largement utilisée en cuisine, il existe des réserves quant à sa consommation en raison de ses interactions potentielles avec divers médicaments. Des experts signalent que tout comme pour le pamplemousse, il est crucial de se montrer prudent avec cette épice, notamment pour ceux prenant des traitements spécifiques.
impact de la cannelle sur la glycémie
Whitney Stuart, diététicienne au Texas, révèle que la cannelle peut influencer la glycémie, notamment en interagissant avec des médicaments comme la metformine et l'insuline, qui ont tous deux des propriétés hypoglycémiantes. L'ingrédient actif de la cannelle, la cinnamaldéhyde, pourrait intensifier la sensibilité à l'insuline, entraînant un risque d'hypoglycémie excessive.
un effet sur la pression artérielle
En raison de la présence de cinnamaldéhyde, la cannelle pourrait aussi avoir des effets hypotenseurs. Il est donc conseillé d'être vigilant pour ceux qui prennent déjà des médicaments pour réguler la pression artérielle, afin d'éviter une baisse excessive.
cannelle et anticoagulants
Un autre facteur préoccupant est la coumarine, un composé présent dans la cannelle. Selon le Dr Gail Clifford, cette substance peut influencer l'efficacité des anticoagulants, en particulier la warfarine. La coumarine pourrait perturber les enzymes hépatiques responsables de la dégradation de ces médicaments, augmentant ainsi leurs effets et le risque de complications.
risques hépatiques associés à la cannelle
Par ailleurs, la consommation de cannelle pourrait être néfaste pour le foie, surtout lorsqu'elle est combinée avec des médicaments tels que le paracétamol, des statines ou des anticonvulsivants. L'Anses met en garde sur le fait que des doses élevées de coumarine peuvent provoquer des atteintes hépatiques. Il est donc conseillé de limiter l'apport de cette substance pour les personnes souffrant de maladies du foie.
Bien que l'ANSM n'ait pas encore émis de recommandations spécifiques concernant les interactions entre la cannelle et les médicaments, il est prudent de poser la question à votre médecin si vous êtes en traitement.







