La proposition d'utiliser un code couleur sur les produits alimentaires selon leur qualité nutritionnelle reçoit un accueil positif du grand public, comme le souligne l'UFC-Que Choisir. Toutefois, les spécialistes de la nutrition, tels que le Dr Laurence Plumey, expriment certaines réserves sur cette approche.
Un étiquetage nutritionnel : simplifier ou tromper ?
Bien que l'intention de fournir des informations claires soit louable, il convient de se demander si cette simplification ne risque pas de prêter à confusion. Comme dit le proverbe, "ce n'est pas l'aliment, mais la dose qui fait le poison". Ainsi, chaque aliment peut avoir sa place dans le régime alimentaire, à condition d'être consommé avec modération.
Les potentialités de confusion dans ces étiquetages
Imaginons un scénario où le pain est classé en vert tandis que les céréales reçoivent une étiquette orange en raison de leur teneur sucrée. Dans ce contexte, un petit déjeuner composé d'une tranche de pain avec de la confiture et un chocolat chaud pourrait être jugé moins sain qu'un bol de céréales. Pourquoi alors stigmatiser certains aliments ? Cela soulève la nécessité d'éduquer le consommateur sur une consommation équilibrée, plutôt que de réduire les aliments à des simples codes couleur.
Avis d'expert sur une amélioration potentielle du système
Pour que cet étiquetage soit vraiment bénéfique, il devrait intégrer des recommandations sur les quantités à consommer et sur l'importance d'une alimentation équilibrée. En effet, un aliment considéré comme "vert" pourrait être néfaste en excès, tout comme un produit identifié comme "rouge" pourrait contribuer à une alimentation saine s'il est pris judicieusement.
Merci au Dr Laurence Plumey, médecin nutritionniste et auteure du Grand livre de l'alimentation, Éditions Eyrolles.
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