Les aliments présentant un index glycémique (IG) élevé, tels que les frites, le pain blanc et les viennoiseries, peuvent engendrer une forte dépendance au même titre que certaines drogues. C'est ce que démontre une étude internationale publiée dans l'American Journal of Clinical Nutrition et menée en partie par les chercheurs du Boston Children’s Hospital (États-Unis).
Comprendre l'index glycémique
L'index glycémique est un critère qui classe les glucides selon leur capacité à influencer le taux de glucose dans le sang. Plus un aliment est rapidement assimilé, plus son IG est élevé. Un niveau élevé d'IG entraîne une sécrétion rapide d'insuline, provoquant le stockage des graisses sans offrir de sensation de satiété. À l'inverse, les aliments à faible IG aident à contrôler la faim, réguler l'insuline et favoriser la combustion des graisses tout en préservant la masse musculaire.
Le cerveau et la junk food : une connexion addictive
Des recherches antérieures ont déjà prouvé que les aliments transformés entraînent une dépendance, poussant même à des fringales lorsqu'ils sont absents. Dans cette étude, les cerveaux de 12 participants (âgés de 18 à 35 ans, en surpoids mais en bonne santé) ont été analysés après un repas contenant soit un IG élevé, soit un IG bas. Quatre heures après, une IRM fonctionnelle a révélé une activation accrue des zones cérébrales liées au plaisir et à la récompense après la consommation d'aliments à IG élevé.
L'impact des aliments à IG élevé sur le comportement alimentaire
Les résultats indiquent que ces aliments peuvent générer des fringales similaires à l'addiction à la nicotine, augmentant les comportements de grignotage. En privilégiant les aliments à faible IG, on favorise non seulement un meilleur contrôle de son poids, mais on aide aussi à atteindre un seuil de satiété, réduisant ainsi les envies de collations non désirées.







