La recherche avance vers une crème solaire capable d’arrêter les rayons UV tout en permettant à notre peau de synthétiser la vitamine D. Appelée Solar D, cette innovation développée par Nexdius, une entreprise australienne, se prépare à entrer sur le marché nord-américain.
Des scientifiques de la Boston University School of Medicine ont mené des tests sur Solar D pour évaluer son efficacité à garantir une protection cutanée tout en favorisant la production de vitamine D. Les résultats sont prometteurs ; ils suggèrent que cette crème pourrait augmenter la production de prévitamine D3 jusqu'à 50 % comparé à des crèmes solaires traditionnelles.
Une solution face à la carence en vitamine D
Un rapport de l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm) révèle qu'une majorité des Français souffrent d'un déficit en vitamine D, avec 58 % affichant des niveaux inférieurs à 20 ng/ml de sang. Pour un taux adéquat, il faudrait viser entre 30 et 45 ng/ml. Les principales sources de cette vitamine comprennent les poissons gras, le jaune d'œuf et l'exposition au soleil.
L'exposition solaire, accompagnée d'une activité physique régulière et d'un poids optimal, serait essentielle pour restaurer ces niveaux de vitamine D cruciaux pour la santé.
Un nouvel enjeu pour la santé publique
Le Dr Holick, expert en vitamine D à l'université de Boston, souligne l'importance d'un équilibre entre protection solaire et synthèse de la vitamine D. Il suggère que cette avancée dans le domaine des crèmes solaires marque un tournant significatif, surtout au regard des carences nutritionnelles de la population. Avec le lancement potentiel de Solar D, une nouvelle ère de produits cosmétiques pourrait voir le jour, alliant protection cutanée et bienfaits pour la santé.







