C’est la recette du succès du gastroclubbing, ces soirées qui rassemblent noctambules et foodistas. Au menu : des galettes délicieuses et des plats de chefs.
Foodistas et clubbers se sont retrouvés en 2010 lors de soirées où DJs et chefs se mêlent pour offrir des galettes et de fins plats dans une ambiance festive. Croquer un burger exquis tout en dansant, voilà l’esprit du gastroclubbing. Décryptons ces deux grandes familles de passionnés.
La tribu debout…
"La cuisine fait désormais partie du lifestyle urbain !" C'est ainsi que Julien Pham, rédacteur en chef du magazine Fricote, évoque la montée en puissance du gastroclubbing. Manger est devenu une activité tendance, expliquant l’engouement festif qui s’est intensifié cette année. Une afficionada de ces soirées témoigne : "C'est enfin le chaînon manquant entre l'afterwork et l’apéro entre amis. Et, surtout, c’est délicieux !"
Cyril Musy, créateur du magazine épicurien Le M.i.A.M, organise des soirées ludiques depuis deux ans. En proposant des plats comme burgers, fish and chips ou pot-au-feu, il réunit des chefs talentueux tels que Yannick Alléno et Flora Mikula. Ces événements permettent aux gourmands de découvrir des portions réduites de plats raffinés, sans avoir à se rendre dans des grands restaurants. De plus, il est désormais possible de réserver ses places à l'avance, tant la demande est forte.
Ce public varié recherche une expérience conviviale, loin du formalisme d’un repas au restaurant. On les retrouve également aux événements Mix en Bouche, nés à Marseille, qui investissent régulièrement la capitale. Leur slogan ? "Des chefs, des plats savoureux, de la musique." Les événements allient cuisine et fête, avec des plats réinventés qui ravivent des souvenirs d’enfance tout en permettant à chacun de se lâcher sur la piste de danse.
…Et la tribu assise
Pour ceux qui préfèrent le cadre tranquille et raffiné, les soirées 100 % Omnivore et Les Lundis de Fulgurances attirent une clientèle plus âgée. Ces événements, où chaque plat est préparé par des chefs de renom, se déroulent à table, avec une réservation de minimum 35 euros.
Chaque mois, le magazine Omnivore organise des dîners dans le restaurant Les Grandes Tables du 104, attirant des chefs célèbres. Les affiches annonçant chaque événement ressemblent plus à des concerts qu’à un menu traditionnel, tandis que les convives échangent autour de leur passion commune pour la gastronomie.
Les Lundis de Fulgurances mettent à l’honneur de jeunes talents, permettant aux seconds de chefs réputés de se distinguer. Une initiative louable qui attire à la fois des professionnels du milieu culinaire et des gourmets passionnés.
Et pour 2011 ?
De cette dynamique festive, les "Grandes Tables" émergent comme des lieux incontournables, à l'image de La Belle de Mai à Marseille ou du 104 à Paris. Benoît Extrait, le créateur de ces espaces, souhaite fusionner gastronomie et art pour une expérience culinaire unique.
Quelle évolution pour le futur ? Plus de sponsoring, comme en témoigne l’implication de marques dans ces événements. Le M.i.A.M et Mix en Bouche continuent d’attirer les foules, et l’excitation autour des dîners-concepts ne fait que croître.
Agenda : Vendredi 31 décembre, Le M.i.A.M fête la fin d'année au Cercle, avec Edouard Rostand aux platines et Flora Mikula au piano. Prochain événement : Les Eat'inérants, le 25 janvier au Café Carmen.







