Six mois après son lancement, l'étude NutriNet-Santé dévoile ses premiers résultats. Avec une analyse de plus de 90 000 journaux alimentaires remplis par les Nutrinautes, cette recherche met en lumière d'importantes disparités régionales concernant la consommation de gras.
Consommation de beurre et d'huile : un contraste régional
Les données indiquent que des régions de France se distinguent nettement par leur consommation :
- Beurre : Consommations élevées en Basse-Normandie (+ 22 %), Pays de la Loire (+ 20 %) et Bretagne (+ 19 %); les plus faibles valeurs se trouvent en Aquitaine (-13 %), Franche-Comté (-12 %), Languedoc-Roussillon (-11 %) et PACA (-10 %).
- Huile : Les plus fortes consommations sont observées en Languedoc-Roussillon (+ 22 %) et PACA (+ 17 %), tandis qu’en Pays de la Loire (-18 %) et en Bretagne (-16 %), les chiffres sont préoccupants. Pour l'huile d'olive, les extrêmes varient de + 91 % en PACA et + 53 % en Languedoc-Roussillon à -40 % en Picardie et -36 % en Basse Normandie.
Une France du beurre et une France de l’huile
Cela révèle une France où coexistent une culture du beurre et une autre de l’huile, surtout de l'huile d'olive. Les régions du Nord et de l'Est affichent des apports alimentaires moins optimaux pour un bon équilibre nutritionnel. Ces dissonances sont attribuées à des traditions culinaires régionales profondément ancrées ainsi qu'à des facteurs socio-économiques diversifiés.
Impact socio-économique sur l'alimentation
A l'échelle nationale, la consommation de fruits et légumes est 40 % plus élevée chez les cadres supérieurs comparativement aux ouvriers et employés. De manière générale, les ménages les plus aisés consomment 50 % plus de ces aliments sains que ceux de plus faibles revenus. Parallèlement, on observe que la consommation de poisson est privilégiée par les catégories plus éduquées et plus riches, tandis que la viande, la charcuterie et les pommes de terre sont moins consommées par ces mêmes groupes par rapport aux ouvriers.
Source : Étude NutriNet-Santé







