Vous avez réduit vos apports caloriques dans le but de perdre du poids, mais n'observez aucun résultat ? Ce phénomène peut sembler déroutant, mais il a des explications claires. La nutritionniste Violette Babocsay partage ses analyses éclairantes sur ce sujet.
Comprendre le déficit calorique
En théorie, être en déficit calorique implique de consommer moins de calories que votre corps en dépense. Violette Babocsay souligne avec assurance : « Etre en déficit calorique entraîne la perte de poids. » En effet, la loi de la thermodynamique est inéluctable : « Aucune exception n’est constatée dans la littérature scientifique. » Si vous ne constatez pas de perte de poids, il se pourrait donc que votre bilan calorique soit mal évalué. Cela pourrait signifier que vous consommez autant de calories que vous en dépensez, vous maintenant ainsi à un niveau stable.
Le rôle de l'adaptation métabolique
Lorsque l’on suit un régime restrictif sur une longue période, le corps s'adapte en ralentissant le métabolisme. Violette Babocsay précise que ce phénomène, appelé adaptation métabolique, entraîne une conservation des calories. « Le déficit calorique devient plus difficile à atteindre », témoigne-t-elle. Toutefois, elle insiste sur le fait que cette adaptation ne bloque pas complètement la perte de poids.
Dangers de l'évaluation erronée des apports caloriques
Pour ceux qui pensent être en déficit calorique sans succès, la nutritionniste recommande de revisiter la manière dont les apports caloriques sont évalués. Elle cite une étude américaine de la National Library of Medicine, où des participants se croyaient « résistants à la perte de poids », tout en consommant moins de 1200 kcal par jour. En réalité, leur apport calorique s'élevait à une moyenne de 3000 kcal ! Ces erreurs de calcul peuvent donc être sources de confusion.
En résumé, si vous ne perdez pas de poids, il peut être judicieux de vérifier votre évaluation calorique et de comprendre comment votre corps réagit à votre régime alimentaire.







