Présente dans de nombreux produits comme les bonbons et les boissons, la réglisse, ou Glycyrrhiza glabra, est souvent consommée sans que l'on en soit conscient. L'Anses (Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation) tire la sonnette d'alarme après plusieurs cas préoccupants liés à une surconsommation de cette plante.
La réglisse, avec sa racine sucrée, est largement utilisée pour aromatiser divers aliments allant des bonbons aux pâtisseries. Sa molécule active, la glycyrrhizine, est reconnue au niveau européen comme arôme alimentaire (E958). Cependant, cette apparente douceur peut cacher des dangers.
Les effets sur la santé : une attention nécessaire
Dans un communiqué diffusé le 12 juin 2025, l'Anses a révélé que la consommation excessive de réglisse peut engendrer des effets indésirables tels qu'une hypokaliémie (diminution du potassium dans le sang) et une hypertension artérielle, ce qui augmente le risque de maladies cardiovasculaires.
De plus, de nombreuses interactions avec des médicaments ont été signalées, pouvant provoquer des poussées d'hypertension ou des problèmes cardiaques. Parmi les médicaments en cause, on trouve :
- les diurétiques hypokaliémiants
- les laxatifs stimulants
- les glucocorticoïdes
- les antihypertenseurs et ceux susceptibles de provoquer des troubles du rythme cardiaque.
Attention aux sources cachées de réglisse
L'Anses recommande de ne pas dépasser 10 milligrammes de glycyrrhizine par jour. Cependant, les enquêtes révèlent que près de 60 % des adultes et 40 % des enfants qui consomment de la réglisse dépassent cette limite sans le savoir.
La présence de réglisse ne se limite pas aux confiseries ; elle se retrouve également dans certains alcools anisés (comme le pastis et l'ouzo), des boissons gazeuses (tels que les sodas et thés glacés) et même dans certains compléments alimentaires.
Face à cette situation, l'Anses préconise de limiter la consommation de réglisse et d'informer les professionnels de santé de toute consommation en cas de problèmes de santé tels que des antécédents de maladies cardiovasculaires, d'insuffisance rénale ou hépatique, ainsi qu'en cas de grossesse ou d'allaitement.







