Un amendement visant à tripler la taxe sur l'huile de palme a été proposé dans le cadre du projet de budget de la Sécurité sociale pour 2023. Cette initiative concerne de nombreux produits, y compris la célèbre pâte à tartiner Nutella.
L'objectif de cette "taxe Nutella", portée par Yves Daudigny, rapporteur de la commission, est double. Il vise à la fois des raisons environnementales et sanitaires.
Un impact environnemental et sanitaire
Sur le plan environnemental, l'huile de palme est liée à la déforestation et à la destruction des forêts tropicales en Malaisie et en Indonésie. D'un point de vue sanitaire, les graisses présentes dans cette huile sont jugées nocives pour la santé.
En effet, l'huile de palme est omniprésente dans divers produits industriels, tels que biscuits, gâteaux et plats préparés. Elle contient une forte proportion d'acides gras saturés, dont la consommation excessive est déconseillée. Le Dr Laurent Chevallier, médecin nutritionniste au CHU de Montpellier, souligne le danger de ces graisses : "Elles contribuent à l’athérosclérose, une condition qui rigidifie les artères et augmente le risque d'hypertension. Malheureusement, l'industrie alimentaire en abuse, car elle est peu coûteuse et améliore la texture de nombreux aliments." Toutefois, il préconise une consommation raisonnée : "Un apport occasionnel ne constitue pas un risque pour la santé."
Une consommation préoccupante
Une enquête de 2010 a révélé que les Français consomment en moyenne 57g d'huile de palme par mois, ce qui représente près de 10% des apports recommandés en acides gras saturés. Bien souvent, cette huile est dissimulée sous des termes comme "huile végétale" ou "matière grasse végétale", rendant sa détection difficile.
Limites et alternatives
Pour réduire notre consommation d'huile de palme, il serait judicieux de se détourner des produits industriels qui en contiennent. Cela pourrait signifier dire adieu au Nutella, que la taxe soit mise en place ou non.







