Il arrive souvent que l’on découvre des pommes de terre oubliées au fond du placard, germées et prêtes à donner lieu à des interrogations. La diététicienne-nutritionniste Nathalie Négro nous éclaire sur la manière de gérer cette situation sans risque.
La solanine : une toxine à surveiller
Lorsque l'on parle des pommes de terre germées, un élément crucial revient : la solanine. Cette molécule, naturellement présente, fait partie des saponines, et se retrouve notamment dans les tiges, les germes et la peau des pommes de terre, mais aussi dans d'autres légumes comme les tomates. Selon Négro, il est essentiel de prêter attention à l’état général de la pomme de terre avant de la consommer.
Risques d'intoxication par la solanine
Une exposition à des niveaux excessifs de solanine peut engendrer des troubles digestifs tels que nausées ou vomissements, et même des symptômes neurologiques chez certaines personnes, notamment celles avec des systèmes immunitaires affaiblis. Toutefois, la consommation de pommes de terre germées ne conduit généralement pas à un décès. En effet, pour atteindre la dose létale, une personne de 60 kg devrait ingérer une quantité improbable de 96 kg de pommes de terre.
Quand jeter ou sauver nos pommes de terre ?
Nathalie Négro précise que toutes les pommes de terre germées ne sont pas condamnées. Celles qui présentent de petites pousses peuvent être redressées : retirez les germes, épluchez-les soigneusement, et faites-les cuire de manière prolongée à la vapeur ou à l’eau. En revanche, il est sage de jeter celles qui sont fripées, dont les germes sont longs ou qui montrent des taches verdâtres, car elles sont susceptibles de contenir davantage de toxines.
Merci à Nathalie Négro, diététicienne-nutritionniste et responsable du Centre Nutritionnel des Thermes de Brides-les-Bains.
Source : Ville de Genève







