Avec son steak haché à base de pois chiches et de jus de betterave, la start-up californienne Beyond Meat fait sensation et se prépare à conquérir l'Europe. Cette tendance sans viande est-elle une réponse aux enjeux environnementaux ?
Personne ne l'a vu venir. Alors que tous les regards étaient rivés sur Uber, Beyond Meat a surpris le monde en réalisant la meilleure introduction en Bourse de l'année aux États-Unis. Avec une flambée de 163 % à son entrée au Nasdaq, la valeur de l'entreprise a grimpé de 500 % depuis, atteignant près de 10 milliards de dollars. Toutefois, bien que la société ait vu son chiffre d'affaires passer à 87,9 millions de dollars l'année dernière, elle n'est toujours pas rentable. Qu'est-ce qui explique un tel engouement ?
L'origine d'un succès
La saga de Beyond Meat débute avec son fondateur, Ethan Brown, dont l'enfance dans une ferme l'a sensibilisé aux questions de bien-être animal. Après avoir pris conscience de l'impact de l'élevage sur l'environnement, il lance Beyond Meat en 2009 avec une vision : "Changer ce que nous avons dans notre assiette est plus efficace qu'une simple voiture électrique".
Une illusion savoureuse
Le défi de Beyond Meat est de recréer l'illusion de la viande sans ses inconvénients. L'approche de la start-up repose sur une formule mêlant protéines de pois, jus de betterave et huile de noix de coco. La dernière version de leurs burgers intègre également du riz complet pour un goût amélioré. D'après des études, 66 % des consommateurs, notamment les millennials, sont prêts à payer plus pour des alternatives durables.
Un avenir prometteur
Beyond Meat s'implante dans de nombreux supermarchés et restaurants à travers les États-Unis, attirant des investisseurs de renom comme Bill Gates et Leonardo DiCaprio. Avec une projection de ventes dépassant 210 millions de dollars cette année, la société vise une expansion mondiale, en particulier en Asie. Compte tenu des enjeux environnementaux, les burgers végétaux de Beyond Meat pourraient représenter l'avenir du secteur alimentaire, car des analyses prévoient qu'en 2040, 60 % de la viande que nous consommerons proviendra de sources alternatives.







